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Japon

Voyage au Japon, mai-juin 2006

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samedi 1 juillet 2006

Cuisine Japonaise (1) : sushi

Parlons un peu bouffe nourriture. Ce récent voyage au Japon m'a bien entendu permis de goûter à la nourriture japonaise au Japon (pas comme à Paris, dans les japonais chinois). Presque toute la panoplie y est passée : ramen, sushis, okonomiyaki, tempura, soba et autres joyeusetés (miam). Épisode 1, le sushi.

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samedi 17 juin 2006

Politesse

Dans le billet précédent, j'expliquais que les Japonais, du moins au moins dans les lieux publics, étaient très très polis. Bien sûr, les innombrables Irasshaimasse accueillant le moindre visiteur dans les boutiques ou les grands magasins, Irasshaimasse qui sont très souvent dits avec un ton super enthousiaste. Il y a aussi la serveuse qui sort de derrière sa caisse pour vous accompagner jusqu'à l'ascensceur (le resto/bar était au 6e étage d'un immeuble - c'est très courant que les boutiques et magasins se trouvent autre part qu'au rez de chaussée) et vous saluer (mais en vrai, j'ai une autre théorie comme quoi elle était juste au taquet et qu'elle trouvait mes lunettes trop coule - et en vrai elle était super zoulie la serveuse). Ou encore les très nombreux gens employés à vous distribuer des mouchoirs "tenez prenez ceci, s'il vous plait il fait très humide ça peut être très utile, merci beaucoup". Je précise qu'ils ne disent pas ça en vrai, et que ce sont des mouchoirs avec de la publicité pour un opérateur de téléphonie ou le bar d'à côté qui vous fait une réduction si vous vous présentez avec la réclame. Bon et pour le coup, c'est effectivement super utile d'avoir comme ça des mouchoirs.

Mais voilà. Il y'a même des magasins avec ascensceurs où justement une hôtesse est présente pour vous accueillir comme il se doit dans l'ascensceur, avec le sourire et tout, pour dire qu'à cet étage, on trouve les guides de tourisme et les dictionnaires intégrés italien-japonais, qu'à l'étage suivant c'est les mangas pour enfants et à celui-ci les mangas pour fille. C'est super attentionné, j'en remercie cette librairie de Shinjuku. Mais l'hôtesse de mon ascensceur - qui faisait bien son boulot (enfin je pense, je comprenais pas grand chose non plus) - avait une tonalité dans sa voix qui m'a limite déprimé pour le reste de la journée. C'était un mélange d'enthousiasme, l'enthousiasme réglementaire, mais aussi d'ennui, de fatigue. Ça s'entendait à la manière dont elle appuyait ses ma dans les -shimasu. Un ma qui est d'habitude joyeux, enthousiaste, mais qui là était méga monotone. Il était vers 18h un vendredi, et j'imagine que ça faisait plusieurs heures qu'elle était dans son ascenceur à sans cesse répéter la même chose. Et que ce n'était que le 5e jour de la semaine et que ça faisait déjà quelques semaines, voire mois qu'elle faisait ça.

Wikipedia me raconte que le taux de chômage tourne aujourd'hui autour des 5% de la population active. Ce que je trouve peu par rapport à la France (on n'est peut être pas non plus une référence). Mais apparement, une grosse partie (j'ai pas de source, je dis ça au feeling) des emplois est constituée de ces petits boulots, et j'imagine que pas mal de gens les accumulent pour joindre les deux bouts. Et s'ils y arrivent pas (vu le prix des loyers...), ils finissent dans la rue, ou sous les ponts. En prenant le dernier métro de la journée, à la gare de Shinjuku, j'ai vu un soir qu'il y avait beaucoup de sans abris qui y passaient la nuit. J'ai aussi vu beaucoup de tentes sur les quais du cours d'eau sur lequel navigait le bateau mouche local. Au passage, elle valait pas trop le coup, cette balade en bateau, il n'y a pas de monuments pittoresques sujr les berges comme à Paris ; au contraire, c'est des blocs de béton et des grands immeubles.

J'espère que le patron de la librairie ne va pas mettre dehors l'hôtesse de l'ascensceur à cause de mon billet.

mercredi 14 juin 2006

Le métro japonais / 日本地下鉄

Plusieurs trucs m'ont frappé (aïe) pendant mon séjour au Japon. La première chose que j'ai faite, à mon arrivée à l'aéroport de Tokyo-Narita, a été de satisfaire un besoin pressant (non, pas vérifier mes mails !) : aller au petit coin. Et là, je me suis dit que vraiment, les Japonais, ils sont petits : les lavabos étaient super bas, tout comme les toilettes.

Métro japonais Cette impression s'est confirmée lorsque j'ai pris le métro, ou plutôt RER pour me rendre à Tokyo depuis l'aéroport. En standard dans les rames de métro, il y a la clim, ce qui est super agréable (surtout lorsque je compare avec ce qu'il y a à Paris, il fait super chaud, et on dégouline de partout :p / l'avantage, c'est que les peaux se découvrent et les vêtements des gen(e)s s'allègent... vive l'été). Mais aussi en standard, les poignées pour se tenir lorsque les métros sont un peu remplis. Comme dans les bus en France. Et justement, ces poignées sont super basses. Du genre à 1m65 de hauteur.

L'autre chose que le métro japonais m'a montré, c'est une chose qui symbolise un peu pour moi la différence de mentalité entre les Japonais et les Français : la machine qui "poinçonne" le titre de transport. En France, c'est une grosse machine, avec un tourniquet qui empêche de revenir en arrière, ainsi qu'une grosse porte, qui se bloque lors du passage du voyageur. Parfois, c'est le modèle avec une porte coulissante qui s'ouvre en deux, et pour laquelle tout le monde a peur qu'elle se referme avec grand bruit et surtout fracas sur leur petit corps tout frêle. Même si en vrai c'est fait pour que y'ait pas plus d'un décapité par an. De l'autre côté, au Japon, c'est une machine "bidirectionnelle", qui sert pour les gens qui entrent dans le métro, et ceux qui sortent. C'est aussi une porte coulissante. Ou plutôt un portillon (portillonet, si j'osais dire), qui fait pas plus de 50 cm de haut. Et aussi, qui est ouvert par défaut. La porte n'est pas fermée, elle est ouverte.

Voilà, au Japon, on fait confiance par défaut aux gens. Ce qui n'est pas le cas en France, où les gens sont des truands par défaut. Même si c'est une minorité qui gruge et qui saute les barrières. Si je réfléchissais un peu, je pourais aussi y voir un parallèle dans l'histoire des DRM, où les restrictions sont mises parce que le gens lambda est un pirate par défaut. Bon comme je ne réfléchis pas, je m'abstiens. Autre exemple, je prends un billet dans les distributeurs, je m'aperçois que je me suis planté, je vais voir un guichet avec un agent. À Tokyo, on ne parle pas anglais, mais on me rembourse quand même le billet et on m'explique ce qu'il faut faire pour prendre le bon billet (ce qui n'est pas a priori une chose triviale, vu qu'il existe plusieurs compagnies de métro, avec des tickets pas toujours compatibles entre eux). Ou alors, je suis à la rue, je perds mon ticket. J'explique que je viens de telle station, et on me fait juste payer la somme qui correspond. En France on aurait le droit, au choix à un "ah mais oui mais c'est l'informatique, j'y peux rien, faut racheter un nouveau ticket", un "ah désolé, vous devez payer le prix du trajet le plus long", "ça vous fera 38€ l'amende de catégorie B, vous payez tout de suite ? on accepte la carte bleue. Ou vous revenez un autre jour, mais c'est 10€ de plus".

Sinon, on pourrait aussi voir aussi ça comme le sens de la pratique des japonais. Ça fait passer les gens plus vite, y'a un débit plus élevé des gens (ce qui n'est pas superflu, vu le nombre de gens qui passent dans le métro chaque jour). Mais c'est moins sexy comme explication. Même si c'est tout aussi vrai, voire plus.

On sait jamais, cette politesse, c'est parce que je suis un gai-jin, même si je n'y ressemble pas. Ou c'est un truc intégré à la société. Comme les Irasshaimasse systématiques dès qu'on entre dans un magasin, qui sont peut être devenus plus un réflexe qu'une volonté individuelle de politesse. Ou alors voilà, c'est de la politesse collective. Je suis sûr que les japonais n'y prêtent plus attention depuis longtemps. Qu'un étranger établi depuis quelques années non plus. Mais pour un visiteur occasionel, ça étonne, et ça touche. (jusqu'à un certain point, mais ça, ça sera pour un autre jour).

lundi 12 juin 2006

Serial killer

Petit extrait d'un très célèbre film :

Je suis quasimenet sûr que nous avons affaire à un serial killer
Pardon ?
Je crois que nous avons affaire à un serial killer
Un quoi ?
Un serial killer 
Un ?
Un sérial killeur, un tueur en série
Ah ! Serial killer

Juin 2006, dans un Doutor, célèbre chaîne de cafés au Japon, dans lequel je demande au serveur un chocolat chaud :

Hot chocolate kudasai.
(bouillie bouillie bouillie) ?
Hot chocolate please
Sumimasen, (bouillie bouillie) ??
(je lis le menu) Hot kokoa !
kokoa (bouillie bouillie) ?
Hot kokoa !
(bouillie) tatakai (bouillie bouillie) !? (NDT : tatakai, ça veut dire chaud, en japonais
(découragé) Hai, onegai shimasu !
Hotto kokoa !

Tout ça pour avoir un chocolat chaud au petit déj. Le serveur, il était jeune, je pense qu'il aurait pu comprendre un peu l'anglais quand même. Mais y'avait pas moyen là. Ou alors comme un prof de japonais nous disait pendant son cours, les mots en katakanas (l'alphabet utilisé pour écrire les mots venant de langues étrangères) sont totalement vus comme des mots complètement japonais, sans qu'ils ne puissent penser l'instant d'une seconde de faire le lien avec l'"étymologie" anglaise.

Il n'y a pas que les français qui sont nuls en langue ;p

jeudi 25 mai 2006

日本へ旅行に行きましょう!

JaponJe suis au Japon, chez Paul pour deux semaines. À plus tard.

(Ce titre a honteusement été copicollé caractère par caractère... et contient probablement une faute - je ne suis pas sûr du に).