.shiyan

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 12 avril 2009

À l'expo Kandinsky.

À l'expo Kandinksy, au centre Georges Pompidou, une femme asiatique dans un français approximatif au monsieur du musée (qui ressemble au colonel de KFC) assis là : « Excusez moi, que veut dire "improvisation' ?». KFC tape dans ses mains. « C'est quelque chose dans l'instant ; quelque chose qui vient du cœur ». S'en suit une longue conversation, que je n'ai pas suivi, Mais l'explication, la manière dont il l'a introduite, j'ai trouvé ça joli.

Lettre de Kandinsky à Delaunay. Extrait : « [...] C'est M. Paul Klee. Il a beaucoup de talent et est très sympathique ». L'emphase est dans le manuscrit original.

Lyrisches J'étais fatigué. Je me suis assis. Et puis le tableau m'avait séduit. Ces lignes et ces couleurs simples. L'appareil photo est interdit, et de toute manière, je l'avais laissé à la maison. Mais j'ai toujours mon calepin à musées. Et un stylo. On peut le voir le ''Lyrisches'' là sinon.

J'ai été introduit à Kandinsky au Kunstbau Lenbachhaus, à Munich, là d'où proviennent la plupart des tableaux de cette exposition. Du coup, je m'interesse assez à ses œuvres quand je passe dans un musée. Mais là, une exposition lui est entièrement consacrée ! J'aime sa période, au début des années 10, avec ces lignes simples, ces larges traits noirs. J'aime moins l'explosion des couleurs de la période juste après. J'aime sa période «géométrique» Bauhaus, dans les 20s (Im schwarzen Viereck (un autre cheval, mais différent), Einige Kreise). J'aime moins sa période plus tard, Mais là, je n'ai pas vraiment regardé, il était 20h50, le musée fermait. Ça me donne une nouvelle occasion de revenir !

Note pour plus tard : aller au musée Guggenheim à NY.

lundi 30 mars 2009

Nah mais

capic Je suis faible.

(et maintenant je sais ce que je vais porter au prochain concert d'Of Montreal)

(vous commencez à reconnaître mon tapis maintenant)

Épilogue : « Demande à un adulte de t'aider à découper les lunettes 3D en suivant avec précaution les pointillés et en utilisant des ciseaux à bouts ronds ».

Dammit ! Ça me fait trois raisons de pas pouvoir suivre leurs recommendations :

  • Pas d'adulte sous la main
  • « avec précaution »
  • ciseaux à bouts ronds ??!

mercredi 11 mars 2009

At last

Il y a quelque temps, dans le cadre du Printemps Finlandais, j'ai gagné un CD. C'était en juillet 2008.

Je viens de le recevoir. C'est de The Dø, la chanson s'appelle... At Last. at_last.jpg

(le morceau en question via Jiwa, Deezer n'ayant pas ça en catalogue...)

Nah, j'aurais accepté une version MP3 en attendant !

(et ayant intérieurement médit de mon gardien, je m'excuse auprès de lui intérieurement)

dimanche 8 mars 2009

Public

Il y a quelques années, j'ai contribué à l'organisation d'un petit festival étudiant. Entre autres, en clôture du festival, on proposait un concert d'un groupe de rock assez connu. Ce fut une expérience épuisante, avec des nuits consacrées au collage d'affiches, à faire les comptes, monter et démonter la scène. Mais c'était gratifiant, cela nous a permis de voir un peu l'envers des décors, d'aller en backstage voir les artistes et partager une bière avant leur entrée sur scene, monter sur les balcons avoir une meilleure vue du concert. C'est à ce moment là que j'ai été témoin d'une chose certes banale, mais extraordinaire. Une chose qui doit arriver à quasiment tous les concerts, dans les stades de football, au théâtre. C'était l'expression du public devant la performance de l'artiste. Une simple chanson, un air de musique, et voilà que l'assistance chantait à tue-tête, le sourire aux lèvres, dansant en rythme, se tenant tous par le bras. De mon balcon, là haut, c'était un spectacle formidable, qui met la larme à l'oeil et donne des frissons. Je ne sais pas si c'est ce que voit le groupe, mais (sous à part...), c'est pour moi presque une raison suffisante pour organiser ou jouer dans un spectacle vivant. Et peut-être aussi la raison pour laquelle j'aime aller dans les salles de concert.

Parce que le public participe grandement à l'ambiance et peut rendre unique un concert d'une tournée qui peut compter des dizaines de dates. Peut sublimer une soirée, comme la rendre éxécrable, tant pour les artistes ou le public. Et j'ose croire que parfois, les « you were awesome tonight» sont un peu sincères et pas rabachés automatiquement chaque soir à la même seconde (après je suis un peu bisounours, donc bon...)

Vendredi dernier, dans le cadre du festival Minimum, le groupe Ralfe Band était le second à passer. J'ai beaucoup aimé. Je n'étais pas le seul. Il prodigue un univers assez folk, mais qui se transforme complètement lors des instrumentales où le frontman se met derrière ses claviers pour des morceaux assez endiablés. Mais le public de la Maroquinerie, visiblement pas venu voir Ralfe Band, mais plutôt Theo Hakola (tout aussi génial par ailleurs), reste assis, laissant la «fosse» (si on peut appeler comme ça le centre de la Maroquinerie) désespérément vide, ou plutôt plein de photographes s'en donnant à coeur joie pour trouver les meilleurs positions. «I wonder what it's like to be in the center. Maybe the floor will collapse and get you to... Brussels», essaya-t-il (ainsi ensuite qu'une tentative de comparaison avec les italiens (merde les français ont un honneur ou bien ?)), sans vraiment beaucoup plus de succès pour faire venir les gens au milieu. J'imagine que Architecture in Helsinki devait ressentir un peu la même chose lorsqu'ils sont passés aux Arènes de Montmatre en Août 2007 et que la moitié du public ne correspondait pas vraiment à la cible des australiens (le concert avait plutôt été présenté sur les brochures comme un concert de musiques du monde).

Maroquinerie assis

Cette soirée à la Maroquinerie fut très bien musicalement, j'ai découvert trois excellents groupes (le troisième étant Wladimir Anselme, c'est juste que je suis un peu désolé pour Ralfe Band qui méritait peut être un meilleur public parisien.


Ralfe Band - Attics - Attic Thieves

(morceau coule de Ralfe Band via Deezer)

Ralfe Band

Ralfe Band

mardi 10 février 2009

Shift back to good again

lacrise.jpg

Il y a pas mal de boulot à faire en ce moment. Entre les papiers de conférence, les/mes premiers TD, d'autres cours à suivre, les semaines à venir vont être bien remplies. Autant faire ça de manière agréable, par exemple, en écoutant de la musique !

Ces derniers temps, en plus d'utiliser iPied intensivement lors des trajets, j'écoute beaucoup de la musique en streaming. Je vais principalement sur Last.fm, Luisterpaal et Deezer. Pour le premier, c'est plus vraiment un secret, pour le deuxième, j'y reviendrai à l'occasion. Enfin le dernier. Deezer, c'est vraiment bien. On peut y rechercher n'importe quel morceau de musique, si c'est dans les 93% des morceaux/artistes les plus répandus, ça sera disponible. Et le morceau en entier peut être écouté et être inclus dans les billets de blog.

Deezer

Enfin, c'était avant. Depuis aujourd'hui, quelques petits changements sont apparus sur deezer. Les majors du disque y sont très probablement pour quelque chose. Mais disons qu'il n'y soient pour rien. Le fait que le catalogue soit maintenant régionalisé, disons que ça soit comme ça.

Bref. Deezer veut monétiser son service, ils ne rapportent pas assez de sous aux majors (ah zut j'avais dit qu'on supposerait que ça soit pas eux...). Le truc qui m'a empêché d'écouter de la musique ce matin : c'est qu'il faille absolument être inscrit sur leur site pour pouvoir écouter quoi que ce soit. Avoir besoin de mon adresse de courrier électronique. Oui, j'y étais déjà inscrit volontairement depuis quelques mois. Et même, ça n'aurait pris que 3 minutes si jamais cela n'avait pas été le cas. D'une, ça me fait penser au 300M$ dollar button (le fait d'avoir rendu une inscription facultative a fait exploser le chiffre d'affaire d'un site de commerce électronique). La grosse connerie quoi... Et de deux. Rien que pour le principe de forcer l'inscription et l'identification. C'était déjà une possibilité avant, et les gens le faisaient probablement bien volontiers. Je le faisait bien volontiers chez moi. Mais maintenant, le rapport de confiance est inversé.

Flèche d'Or

C'est un peu comme pour la Flèche d'Or, célèbre bar/club électro-rock du XXe arrondissement. Programmation musicale pointue, avec de nombreux artistes déjà ou devenant grands. J'y suis allé une bonne quinzaine de fois. Parfois plusieurs jours de suite, même sans connaître à l'avance le groupe qui allait y passer. Et le tout gratuit. Génial non ? Sauf que depuis environ la rentrée, le mojo de la Flèche d'Or, c'est « Entrée gratuite, conso obligatoire». Et donc on passe à la caisse à l'entrée pour obtenir son ticket boisson. Obligatoirement. OK le prix des bières a augmenté, mais disons que c'est pas grave, ça arrive à tout le monde. OK elles sont la plupart du temps sans goût ni bulles. Passons. Quand avant, l'entrée était gratuite gratuite, on consommait toujours quelque chose de toute manière. On le faisait même volontiers, parce que la musique était coule, le cadre sympa. Maintenant on est forcés à consommer. Au bilan comptable, c'est la même chose (j'aurais envie de dire que c'est pire). Mais rien que pour le principe, ça mécontente. Le rapport de confiance est inversé.

C'est toujours l'histoire du bisounours que j'avais vaguement évoqué il y'a quelque temps.Y'a t-il eu un fourbe qui est passé par là ? Ou alors est-ce que quelqu'un d'avide est passé par là avec une fausse bonne idée ?

La criiiiiiiise

Parfois, mais ça n'a peut être rien à voir, mais on sait jamais, je me dis que toute cette crise («mon cul», comme dirait Pénélope), c'est surtout une crise de confiance. Que ça entraîne parfois à tort des comportements psychotiques... Ce matin, à la radio, sur RTL, les auditeurs pouvaient appeler pour passer à l'antenne et témoigner de leurs changements d'habitude depuis le début de la crise. « Avant, c'était entrée-plat-fromage-dessert systématiquement. Depuis la crise, on fait plus que plat-dessert ou entrée-plat. On a supprimé le fromage, même si c'était sacré ». Ils ne l'ont pas précisé, et si c'était le cas, alors je retire ce paragraphe, mais la famille de cette dame n'était pas plus au chômage qu'il y a 6 mois. Raison invoquée : la criiiiiiise. Alors forcément, moins de consommation, parce que j'entends partout que c'est la crise, et sacrifier le bas de la pyramide (hello les gens ! manger c'est un besoin primaire !), plus les banques qui ont une crise de confiance entre elles. Alors la dame, c'est normal que la dame, elle veuille économiser en cas de coup dur. Mais à force de l'entendre et la voir partout, on n'améliore pas vraiment les choses. Bon point positif quand même, une autre dame a appelé pour dire qu'elle plantait elle même ses légumes et qu'elle utilisait deux fois moins de lessive qu'avant.

Bon, et comme dirait l'autre:

I'm in a crisis
I need help
Come on mood shift, shift back to good again
Come on mood shift, shift back to good again

'Of Montreal - Heimdelsgate like a promethean curse'

(bon et vous aurez pas le morceau en streaming, Deezer veut pas). Du coup je mets autre chose:


Belle and Sebastian - Tigermilk - We Rule the School

WeRuleTheSchool

dimanche 18 janvier 2009

The Old Days

Je m'étais procuré il y'a quelques temps un vieux tourne-disques. J'avais ensuite fait quelques brocantes afin d'essayer tout ça, à quoi bon avoir du hard si on n'a pas le soft. Un concerto de Mozart pour harpe et flüte, un best-of de Franck Sinatra, de David Bowie, la comédie musicale Hair. En parallèle, à la fin des concerts que j'avais appréciés, quand ce n'était pas immensément plus cher que la version CD[1] et quand j'avais beaucoup apprécié l'artiste, j'achetais le vinyl du dernier album. La plupart du temps, j'avais déjà écouté en boucle leurs morceaux par des moyens détournés plus (deezer) ou moins (piratebay) avouables. Je leur dois bien ça. Parfois je ne les avais jamais écoutés, et ça avait été une révélation, une claque musicale. Electrelane, Animal Collective, Wir sind Helden, Okkervil River, Dr. Dog, Efter Klang, My Morning Jacket.

Mais voilà. Le diamant (la pointe qui vibre avec les sillons) avait l'air usé voire carrément absent. J'arrivais à lire quelques morceaux, mais j'étais un peu réticent à l'essayer sur mes disques neufs, je me contentais de David Bowie (Let's Dance!). Pour essayer. Ça a marché vaguement pour une petite dizaine d'écoutes. Et puis le bras s'est mis à dériver. Silence. C'était il y a un an environ.

Silence pendant un an, sans m'arrêter, presqu'inutilement, de m'approvisioner en disques. Ça faisait de beaux posters. Et puis hier, je me décide à retenter d'aller au magasin hifi m'acheter une nouvelle cellule. Parce que j'avais déjà essayé. Ruptures de stocks, et prix assez chers (dans la cinquantaine d'euros). Là je trouve mon bonheur à 35. En espérant que c'était bien la cellule qu'il fallait remplacer, et pas les contre-poids d'anti-skating ou autre pièce mécanique.

Je ne suis pas un MacGyver. J'ai du mal à comprendre le concept de la vis et de l'écrou[2]. Surtout après un essai infructueux avec les anciennes vis, forcément à la mauvaise longueur. L'installation de la cellule est fastidieuse. Heuresement qu'il y a un code couleur pour connecter les quatre fils. Au final, à 3h du mat, j'ai un tourne disques qui fonctionne \o/, Franck Sinatra peut en attester.

Ce dimanche, mes vieux disques furent les premiers à avoir l'honneur d'être joués. Hair, Mozart. Avec ce craquement désuet et caractéristique. Enfin. Que je croyais caractéristique. Jusqu'à ce que je mette un disque tout neuf d'un vieil (le tout premier en fait) album d'Of Montreal, Cherry Peel, fraîchement reçu en cadeau d'anniversaire (K², you rock !). Plus de craquement. Du tout. Et aussi, avec un volume beaucoup élevé que les disques d'il y a vingt ans. Même constat pour le dernier album de Dr. Dog, Fate, qui pour le coup est sensé être un disque pressé avec les toutes dernières technologies, sur un disque super lourd de 180 grammes (je ne sais pas vraiment ce que ça change, à part que c'est sensé être mieux).

Bon j'ai quand même un reproche à tout ça : comment on envoie nos statistiques de lecture à Last.fm ? (bon ok je sors)

Nah, je suis content de mon nouveau joujou \o/

Pour finir, encore une vieille photo de mon catalogue de bisounoursismes Danse au Louvre, Paris

Danse au Louvre, Paris


Dr. Dog - The Old Days - Fate

(pour ceux qui liraient dans un agrégateur, peut-être ne voient-ils pas le morceau de musique en streaming via deezer)

Notes

[1] souvent, c'est un surcoût d'un euro, et encore le CD est inclus dans le package

[2] je ne parle pas de cet écrou (par Boulet)

Next train

Gare du Nord, dans un RER de la ligne B stationné sur le quai de la ligne D.
En face de moi, sur la rangée suivante s'assoit une demoiselle. Sur le quai d'en face, un autre RER B arrive. On partira forcément avant. Après une ou deux minutes, quelques voyageurs descendent du train pour aller en face. Notre train était là avant, il partira forcément avant. Elle regarde en face, se demande s'il faut y aller. Le train d'en face part. Oh well...

Châtelet. Notre train avait finalement quitté la station précédente peu après l'autre train. Elle sort son MP3. De la même manière qu'un de mes grands sourires un peu timides qui ne demanderaient qu'à devenir explosifs si j'était tout seul au milieu d'un petit chemin de campagne ou d'une grande rue déserte lorsque Wraith pinned to the mist and other games se met à jouer sur iPied, un petit sourire bref et furtif s'esquisse sur son visage un peu aléatoirement, toutes les trois ou quatre minutes environ. Elle descend à Denfert Rochereau.

Je me demande ce qu'elle écoutait.

Statue au coucher de soleil, Paris

Statue au coucher de soleil, Paris


Miracle Fortress - Next Train - Five Roses

jeudi 15 janvier 2009

Jeune et con

Ce matin, à l'agence commerciale RATP, voulant refaire faire une nouvelle carte Imagine'R, l'ancienne étant perdue: « c'est un peu scandaleux [1] de payer 24€ alors que c'est gratuit pour une carte Orange ou un abonnement Intégrale.
- oui mais l'abonnement est plus cher
- certes, mais la RATP reçoit des subventions pour les abonnements Imagine'R
- c'est vrai. Mais en fait, c'est parce que c'est pour les jeunes que c'est plus cher de refaire une carte»

Donc oui OK, les étudiants, ils sont jeunes, ils se sentent moins responsables, on leur fait payer plus cher...

Gnouf.

Une autre scène d'amour pour compenser l'aigrissure

Parents

Parents

Notes

[1] ALEUX ! ALEUX ! ALEUX !

lundi 12 janvier 2009

Hallo! (ou l'extraordinaire étape berlinoise)

Ampelmännchen

Ampelmännchen

Il y a quelque temps, j'avais décidé de prendre un sac à dos, et de partir pour 3 semaines à travers l'Europe. Et puis je suis passé par Berlin...

Lire la suite...

samedi 3 janvier 2009

Bonne année ! -- Rêves embrumés

Oh. Tiens, Je vais allumer la lumière. Si jamais il y'a quelqu'un qui passe, il entrera peut être... En tout cas, je lui souhaite une bonne année 2009, bonne santé (en tout cas c'est raté pour moi -- mais rien de grave), et surtout de rire une fois par jour, ça fait toujours du bien. Avec un bisou, car j'aime les bisounours. Voilà.

Coffee Break - Budapest

Coffee Break - Budapest

À propos, cet hypothétique visiteur pourra peut-être m'éclairer :

Lire la suite...

- page 2 de 34 -