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dimanche 9 août 2009

Vienne

Oh, don't worry!

Oh, don't worry!

Oh, don't worry, un jour, je vais les publier, ces photos. Épisode : Vienne. Donc voilà, chez Flickr.

Vienne, ou les yeux qui brillent, en passant le soir, en arrivant en soirée, devant le palais de Sissi ou la Stephansdom (qui se fait appeler Étienne en français, faudra qu'on m'explique un jour).

Ou le doute, en voyant l'auberge de jeunesse qui ressemblait bien à une ancienne laverie en libre service reconvertie, où j'ai quand même rencontré des gens de la campagne américaine (le South Dakota, c'est bien la campagne, non ?) que je reverrai une semaine plus tard à Budapest.

Ou l'étonnement, en entendant l'accent français de tous les viennois quand ils parlent en allemand (j'vous jure) alors qu'ils sont tous trop bien sapés (sérieux, ils faisaient quoi, tous en veste-costume-chemise-chaussures cirées un dimanche soir ??!).

Vélib de Vienne

Sunset over the Danube in Vienna Ou l'aventure, en prenant un Vélib de là bas, en manquant de se casser la figure en se rendant compte qu'il n'y avait pas de vitesses et que les freins étaient intégrés aux pédales (tu sais, ces vélos où il faut pédaler à l'envers pour freiner), pour aller se balader loin hors du centre pour aller voir le beau Danuble bleu au coucher du soleil (et paniquer ensuite parce qu'il commence à faire sombre).

Ou le \o/ quand toute la ville a l'air d'être invitée à boire et manger à la sortie de la cathédrale (un évêque venait de monter en grade, ou un truc du genre) alors que je passais par hasard par là en sifflotant.

Et le Museumsquartier, et Schönnbrunn, et les parcs, et... Schönbrunn Palace Summer in Museumsquartier

Je devais y rester deux jours, j'en ai finalement fait trois.

mardi 14 octobre 2008

Gyllene Tider

Au tout début, l'homme et la femme étaient à l'état de bisounours. Les gens se faisaient confiance. Les portes des maisons étaient toujours grandes ouvertes, on partageait volontiers son accès wi-fi, et il était courant de partager les machines à laver, les cuisines et réfrigérateurs, car c'était plus commode et moins couteux.

Mais le ciel s'assombrit un jour. Une bouteille de lait anonymement empruntée, une paire de chaussettes disparue, un réseau abusément utilisé, une maison dépouillée.

Et depuis, la société a été profondément modifiée. Portes fermées à clé, alarmes activées, pare-feux obligés, réseaux chiffrés, restreints et surveillés. Chacun son réfrigérateur et sa machine à laver.

Et ces derniers sont couteux, bruyants, et sous utilisés. Et l'informatique redevint obscure et compliquée. Les maisons devinrent moins accueillantes. Et l'on perdit en commodité, et l'on perdit en liberté.

À la place, un monde où l'on est en sécurité. Ou plutôt où l'on est sécuritaire. suspiscion, peur, paranoia. Où l'on a perdu confiance.

Quand un jour on visite un endroit encore à l'état de bisounours que l'on se rend compte que c'était bien. Et que cette évolution est subie la plupart du temps imperceptiblement.

J'ai connu récemment une maison où la clé était volontairement mise près de la porte. On peut se permettre d'oublier ses cléfs, de laisser les autres habitants de la maison de ne pas s'en soucier. J'ai connu des endroits où la machine à café était librement disponible, avec moult sucreries et barres chocolatées, où chacun se faisait confiance pour réapprovisionner le pot commun. On se fait confiance, on fait confiance à la société, et la société nous le rend bien. Ce n'était pas en France.

Peut on revenir en arrière ? [1]

Une fois n'est pas coutume, l'auteur vous propose l'image d'une scène de tranquillité pour garder un karma équilibré

Peace and quiet

Peace and quiet ; photo prise à Vienne en mai 2008

Notes

[1] tout n'est cependant pas perdu, il existe encore plein d'ilôts de bisounoursisme